« Ma chère Lecture, […]. Merci. Parce qu’avant d’écrire, je t’ai rencontrée.
Tu as été là au début. »

J’ai commencé à lire dès que j’ai pu. J’appréciais le faire à haute voix, pour mieux incarner les personnages et leurs émotions. Dès lors, cette activité est vite devenue mon refuge solitaire, face à un monde d’indifférence et de rejet. Entre les lignes d’auteurices clés, j’ai vite compris que je pouvais trouver la vie que j’aurais voulu vivre.
C’était juste ce qu’il me fallait pour aimer m’évader. Rapidement rattrapée par l’écriture, qui m’aidait mieux à gérer mon hypersensibilité, j’ai laissé de côté la lecture et l’ai davantage picorée que consommée. Devenue jeune adulte, ce n’est qu’après quatre ans sans une lecture pour moi-même que j’ai repris un bouquin et réalisé à quel point les mots pouvaient faire partie de mon existence.
Plus tard, j’ai tenu à mettre en avant ces lectures en les chroniquant sur mon blog, puis sur Instagram. Et grâce à cela, j’ai pu m’entourer de personnes qui me ressemblaient. Des auteurices, des lecteurices… certain.e.s sont devenu.e.s de précieu.x.se.s ami.e.s.
Comme je le dis dans ma lettre d’amour, mon Ode à la Lecture, ma professionnalisation dans l’écriture a fini par me diriger vers des choix. Vous ne trouverez donc que peu de chroniques littéraires ici, désormais. Néanmoins, je tiens à continuer d’échanger, de partager et de mettre en avant le travail de mes collègues. N’hésitez donc pas à réagir à ces rares avis, car la lecture fera toujours partie de moi, bien qu’elle s’éclipse vers les beaux jours.
D’ailleurs, je dis qu’en 2020 nous n’avons jamais été aussi proches… C’est vrai. Mais lire 45 livres en 2021, en l’absence totale d’écriture, c’est aussi une symbiose. ♥
