Lettre d’amour sans le dire – Amanda Sthers

Chers amis des mots,

J’ai repéré « Lettre d’amour sans le dire » d’Amanda Sthers aux Éditions Grasset sur un compte Instagram dont je ne sais malheureusement plus le nom… Mais vous l’aurez compris : les liens avec le Japon m’attirent souvent vers ce genre d’ouvrages. Je ne regrette absolument pas cette découverte, cette rencontre avec une protagoniste franche et touchante. C’est un nouveau coup de cœur. ♥

Bref synopsis personnel : C’est l’histoire d’Alice, une femme que l’on devine très vite désabusée, désincarnée. Emprisonnée dans un parcours de vie difficile, c’est grâce à la rencontre des mains d’Akifumi, masseur japonais rencontré par hasard, qu’elle pourra prendre la plume et lui écrire une lettre de 131 pages. Rebondir.

Mots couchés dans mon carnet : On découvre une femme terriblement seule, qui est légèrement amère, comme son thé.

Pas de chapitres, c’est une longue lettre, un long monologue d’une femme essoufflée par la vie, qui renaît, puis dépérit.

Passage p. 24 très puissant.

La femme froide l’est, mais certaines phrases réchauffent, surtout quand elle parle de « lui ». Elle a ce lien particulier à la musique et à l’écriture que j’ai moi-même aussi.

Je retrouve des mots japonais, en apprend d’autres, et découvre que l’autrice a compris le sens du Japon. J’adore la description du shintoïsme p. 31. La confession, l’aveux p. 39 sont émouvants. Je retrouve dans l’attitude du masseur et de Kyoko toute l’âme de ce pays cher à mon cœur. Les p. 56-57 sont très belles et détaillent les traditions japonaises. À la p. 86, je trouve les rappels au folklore japonais superbes, très parlants pour moi.

J’hallucine !!! P. 40, Alice va apprendre le japonais et la voisine élève des inséparables ! (il faudra lire mon premier roman pour comprendre le lien ! :P)

Les liens entre le Japon et l’Angleterre, l’histoire commune en p. 42-43 est très intéressante. Les p. 48-49 sont très intéressantes, car elles abordent la sexualité des femmes « mûres ».

Avec peu de mots, on comprend l’horreur p. 54. C’est si flou et si traumatique à la fois. Le flou s’efface en p. 89. Horreur encore. L’expérience d’Alice avec les hommes est terrible. Violence. P. 83 : solitude absolue. C’est si triste et beau.

Les moqueries de sa fille et du gendre sont si violentes en p. 93… Silencieuses, douloureuses. Idem en p. 100.

P. 96-97 plus sensorielles, j’aime beaucoup, bien que je me questionne sur les ressentis du masseur. Alice a-t-elle trop de fantasmes ?

P. 102 et suivantes : Encore de la violence, les épreuves de cette femme mal-aimée… C’est cru, dur…

Le dénouement me fait de la peine pour Alice. Et en même temps, la fin est belle, poétique. J’ai envie d’imaginer la suite.

Résumé : 6/6
Narration :
6/6
Ambiance/Environnement :
6/6
Personnages :
5.5/6
Fin :
5/6
Moyenne :
5.7/6

C’est un livre très court à lire pour découvrir une renaissance, une passion, un point de vue unique sur les choses. Et pourtant aussi une ouverture sur le Japon, sa culture, sa mentalité pudique. Il est une belle façon de voir une personne tomber amoureuse, mais également revivre, rien qu’avec une rencontre.

Vous ai-je donné envie de lire « Lettre d’amour sans le dire » ? Aimez-vous comme moi lorsque la littérature crée des liens avec la Japon ? Appréciez-vous les romans épistolaires, à sens unique ? Avez-vous lu ce livre ? Si non, n’hésitez pas !

À très bientôt entre nos lignes. ❤

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