Quand tu me prends dans tes bras je vois la vie en Lila – Stéphanie Vidonne

Chers amis des mots,

J’ai terminé « Quand tu me prends dans tes bras je vois la vie en Lila » il y a de cela une semaine et demie… J’ai du retard. Mais je suis heureuse de découvrir Stéphanie Vidonne avec cet ouvrage auto-édité, conseillé par une amie. C’est 148 pages de Genève et d’étonnement. Incontestablement, un livre marquant dont j’ai envie de lire la suite, intitulée « De l’aurore au sépia ».

Retrouvez la micro-chronique complémentaire ici : https://youtu.be/wHZ8WWdNRfc

Bref synopsis personnel : C’est l’histoire d’une femme surnommée Lila, qui rencontre une autre femme qu’on appelle Véro. Leurs vies vont s’entremêler de différentes façons, jusqu’à laisser des empreintes de souvenirs indélébiles.

Sujet/Résumé : Le résumé très court ne m’a pas permis de saisir le cœur de l’intrigue. Il motive tout de même à la lecture et révèle son charme une fois celle-ci terminée. 5.5/6

Narration : On trouve un genre de poésie dure au départ et des termes comme « soupir polaire », « procession aérienne », « tombeau d’asphalte ». Cette poésie s’estompe avec le temps pour laisser place à un langage plus familier, notamment dans les dialogues, qui sont bien maîtrisés. L’équilibre existe, bien que je n’aie pas spécialement apprécié que l’on s’adresse directement au lecteur au début du récit (c’est quelque chose que j’ai toujours pensé un peu lourd). J’ai également trouvé l’emploi du passé simple et du subjonctif légèrement maladroit, comme si le style n’épousait pas bien ce que l’écrivain voulait dire ; les instants au présent, d’échanges ou de réflexion sur soi sont beaucoup plus parlants, bruts, immersifs. Aussi, je n’ai pas saisi l’intention de ce moment au futur où, à la moitié du roman, on sait déjà comment il va finir. Pourtant, je me suis laissée portée par des rires et de jolis passages sensuels grâce à une narration fluide et accessible. 4.5/6

Ambiance et Environnement : Le personnage de Lila est dépressif, au début de l’histoire. Elle ne voit donc pas grand-chose de positif, y compris la ville qu’elle connaît. Malgré cet état, j’ai trouvé dommage que l’auteur dépeigne Genève d’une façon si morne ; il y a de si jolies choses à voir, même en novembre. J’avais probablement trop d’attentes par rapport à cela. A contrario, certains passages descriptifs sur l’art (p. 25), sur la maladie (p. 27 et pp.74-75), ainsi que le chapitre 9, m’ont transportée vers des réflexions et personnages marquants (l’art-thérapeute est génial !). J’aurais souhaité que ce soit plus long, plus approfondi. Quant aux scènes sensuelles, elles sont un peu timides, je n’ai pas été transportée, bien qu’on saisisse leur importance pour les personnages. 4.5/6

Personnages : La surprise est là dès les premières lignes, concernant le prénom de Lila. J’ai tout de même un avis partagé sur le personnage principal. J’apprécie en effet qu’elle reprenne confiance en elle en s’occupant d’une Véro dépendante et hypersensible, mais pleine de caractère. Avec cette dernière, tout est instantané, passion et drame, tandis que le reste semble plus pragmatique. Cependant, j’ai eu de la peine à m’identifier à Lila, à sa façon de réagir et de ne pas s’investir dans cette relation. Probablement une incompatibilité de nos caractères. Cela ne m’a pas empêchée d’apprécier les autres personnages, même les moins présents. Les hommes sont très touchants dans le récit. Le point fort est qu’ils tous sont terriblement humains, y compris physiquement et qu’il est donc facile de les imaginer comme nos voisins/amis/connaissances. Réalité qui fait du bien. 5/6

Fin surprenante ? Elle n’est pas surprenante du tout (puisqu’elle est révélée au milieu), mais j’ai particulièrement apprécié qu’elle ne soit pas « facile ». Elle marque, blesse et je me suis attachée à Lila uniquement à ce moment-là : lorsqu’elle ressent les regrets. La fin enveloppe le reste du récit comme un cocon et on sent l’envie de transformation. Dans la poésie, Lila fleurit et Véro s’envole. 5.5/6

Moyenne : C’est un livre qui ouvre l’esprit dans un quotidien tangible. Il confronte à des troubles et des maladies handicapantes et, pourtant, qui font vivre plus intensément. On réalise qu’une histoire peut marquer à jamais, laisser des traces… ces souvenirs qui font sourire ou frissonner. 5/6

Et vous ? Appréciez-vous l’odeur du lilas ? Que pensez-vous de Genève ? J’attends vos avis sur ma chronique aussi. À bientôt ! 😉

Un avis sur « Quand tu me prends dans tes bras je vois la vie en Lila – Stéphanie Vidonne »

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