Echo Système – Maite Aragonés Lumeras & Alina Schall

Chers amis des mots,

Pour la troisième micro-chronique littéraire écrite d’aujourd’hui (et dernière, faut pas pousser :P), je mets en avant le livre « Echo Système » de Maite Aragonés Lumeras et Alina Schall, aux Éditions Jojinka (février 2018). J’ai craqué sur ce tout petit ouvrage en librairie, d’abord parce que la couverture est aussi simple que belle. Ensuite, parce qu’il s’agit de deux auteurs genevoises. Et finalement, je souhaitais découvrir les haïku, car je n’en avais vraiment lus qui m’aient marquée. Verdict : je ne suis pas déçue du tout !

Retrouvez la micro-chronique complémentaire ici : À venir…

Bref synopsis personnel : C’est l’histoire d’une Aphrodite et d’une Vénus qui s’appellent et se répondent au fil des saisons, au fil de réflexions sur le temps, sur l’amour, sur la vie.

Sujet/Résumé : La quatrième de couverture transmet l’avis d’une artiste plasticienne, qui a tout à fait son mot à dire sur l’affaire. Mais j’aurais apprécié un véritable résumé, sans devoir chercher sur Internet. Pour donner encore plus envie. 5/6

Narration : Il y a si peu de mots. Pourtant, dans la façon de les disposer, sur un phrasé ou sur le papier, il y a de la délicatesse. Parfois aussi de la robustesse, des claques qu’on prend sur des thèmes très durs. Il y a du rire, du coquin, des pulsions, de la froideur, de la maternité… sans que jamais tout cela ne souille le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Chaque saison à ses rimes, chaque variation a son ton. On passe vite à la suite, comme on peut s’attarder sur le creux du livre, où se cachent des proses pertinentes, telles des citations connues, tantôt provoquantes, tantôt éloquentes. Il y a des kanji, de la calligraphie pour souligner le cœur-même de cet ouvrage : la poésie moderne. 6/6

Ambiance et Environnement : Les auteurs jouent avec les mots et alors on voit les flocons, on sent les papillons dans le ventre, la tristesse. Chaque haïku est un voyage ; on crée, dans les lieux proposés, des personnages. Pour lire ce recueil, il faut se laisser bercer par le Japon de Genève. Celui qu’on fantasme, celui qu’on aimerait vivre en kimono, tout en rentrant dans un tram. Il y a un décalage. Un si beau décalage. Je me suis volontiers laissée trimballée. 6/6

Personnages : On se laisse porter par ces femmes, duales ou complémentaires, dans un fil conducteur qui laisse à réfléchir sur la suite. Y a-t-il seulement une suite ? Est-ce à nous de l’écrire ? On en dessine d’autres, aussi, des protagonistes. Les feuilles deviennent des sourires à travers des souvenirs, les quatre saisons un repère, une lumière dans la nuit. Aphrodite et Vénus sont néanmoins quelque peu décousues et j’aurais aimé un peu plus de corps, un peu plus de chronologie, parfois. Après leurs noms et leurs ébats, j’aurais aimé en savoir plus sur elles. 5/6

Fin surprenante ? Le récit virevolte. Mais je trouve que les auteurs ont réussi à conclure leur œuvre d’une belle façon, tant sur le plan esthétique que phonétique. 5/6

Moyenne : Un si petit ouvrage qui fait rêver. Je ne ressors pas indemne de savoir qu’il y a de telles artistes à Genève, qui mériteraient un succès bien plus grand que cela. Alors si vous êtes curieux et que vous cherchez du calme, plongez-vous dans leurs pages. Et parlez d’elles comme d’une fleur délicate qui fait son effet. 5.4/6

Connaissez-vous les haïku ? En écrivez-vous ? Qu’aimez-vous trouver dans ce style particulier ? J’attends vos avis sur ma chronique aussi. À bientôt ! 😉

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