Demain j’arrête ! – Gilles Legardinier

Chers amis des mots,

Je vous l’ai confié sur les réseaux sociaux : après tout ce que nous avons récemment vécu de mauvais comme de bon, j’ai eu un immense besoin de décompresser. Ma Pile À Lire ne dégrossit pas, mais l’envie de m’attarder sur une valeur sûre m’est venue. Si vous avez suivi les débuts du blog, vous savez que j’ai commencé les micro-chroniques littéraires avec un livre de cet auteur. C’est une personne chère à mon cœur et j’avais envie de le retrouver avec deux de ses ouvrages, dont « Demain j’arrête ! », que j’avais déjà découvert. Édité en 2011 chez Fleuve Éditions, c’est un livre que j’ai eu la chance de pouvoir faire dédicacer au Salon du Livre de Paris.

Et quel souvenir ! J’ai eu l’immense honneur de rencontrer Gilles Legardinier et son épouse en mars 2018. Vous pourrez en découvrir le récit ému juste là. C’est encore si frais dans ma tête… Ne vous en faites pas, ma chronique n’aura pas subi l’affection que je porte à ces gens adorables. ♥

Bref synopsis personnel : C’est l’histoire de Julie, jeune femme de 28 ans, qui s’intéresse d’un peu trop près à son voisin au nom rigolo. De son aventure avec une boîte aux lettres vont en découler d’autres, qui nous feront rire, pleurer… ou peut-être pleurer de rire !

Sujet/Résumé : Le résumé très bref fait le job. On m’a offert ce livre, mais je pense que j’aurais été davantage attirée par cette couverture un peu folle. 5/6

Narration : Comme toujours avec Gilles, on trouve une narration très fluide, accessible et bien rythmée. Les chapitres sont découpés idéalement, écrits à la première personne et au présent, la majorité du temps. Certains passages sont ponctués de belles phrases, de philosophie simple sur la vie ; j’ai parfois fait des pauses, ai pris le temps de me dire : « C’est bien vrai. ».
Et bon sang ce que j’ai ri ! Je me rappelle avoir eu de crises à en perdre le souffle durant ma découverte. Bien que la seconde lecture fut moins sauvage, je ne la regrette pas, car j’avais oublié à quel point on peut être barjo quand on est amoureuse.
J’ai tout de même perdu un peu la cadence lors de l’évasion de XAV-1, j’ignore si c’est le tempo qui a ralenti ou le ton plus léger, moins drôle et moins profond qui m’ont un petit peu fait décrocher. Je pense que l’auteur aurait aussi pu éviter la petite phrase sexiste en p. 281, puisqu’il dépeint tout du long Julie comme une fille hors du commun et terriblement courageuse. Mais les wagons se sont heureusement vite rattachés derrière cette maladresse ! 5/6

Ambiance et Environnement : On sent l’auteur proche de « la vraie vie », ce qui permet de trouver des repères précis, de se retrouver chez soi au premier coup d’œil. La vie de quartier est claire, les liens entre les personnages bien définis ; ils sont des amis qu’on voudrait mieux connaître. L’odeur des croissants, la sensation d’être inondée, le cœur qui bat… la sensorialité était également au rendez-vous (sauf à la description de l’art et de la musique qui méritait, à mon avis, plus de tripes) !
Gilles a le don de la comparaison improbable, très visuelle. Celui aussi de transmettre des émotions profondes rien qu’en alignant des mots. Malheureusement, il m’a manqué un peu de sensualité entre les personnages amoureux. Il décrit cette envie de sauter sur l’autre, pas au sens de la tension, plutôt au sens de l’affection. C’est tout aussi beau et touchant, mais il m’a manqué une touche de piquant. 5/6

Personnages : Vous l’aurez compris : Julie est un coup de cœur de maladresse. Et Ric, un beau gosse avec des défauts. L’auteur est vrai, particulièrement dans ses personnages. On s’attache à la mamie mystérieuse, au pote d’enfance sans ambiguïté, à la boulangère bienveillante. Ce sont des gens qui font du bien, qu’on a envie de retrouver. Je n’ai pas eu envie de le relire pour rien !
En revanche, ceux qu’on pourrait appeler les « antagonistes » manquent un peu de profondeur, ils sont moins nuancés que les personnages principaux (un enfoiré reste un enfoiré, en somme…). J’ai trouvé cela dommage, car Julie parle justement de ces gens « gris », qui apportent une valeur à l’existence. Un joli concept qui n’a pas toujours été valorisé.
Cela ne m’a pas empêché de les apprécier et je trouve que c’est le point fort de ce roman : ces personnes qu’il nous semble déjà connaître. 5.5/6

Fin surprenante ? Je me rappelais à moitié de la fin et la redécouvrir m’a fait super plaisir, parce qu’elle n’est pas commune du tout, en plus de coller parfaitement à l’humour et la leçon globale du roman. On revient à une innocence sincère, un genre de pureté qui manque dans les intrigues actuelles. Pas besoin de bad boy, pas besoin de grand délit pour rendre le tout intéressant. La tendresse marche aussi, elle nous guide vers l’essentiel. Tout cela grâce à l’action de Julie, qui évite le drame et nous laisse une jolie touche de romantisme à la fin. 6/6

Moyenne : Je conseille ce livre à tous ceux qui n’ont pas ri depuis longtemps. Même à ceux qui rient toujours de bon cœur. Il vous (ré)apprend à le faire, à l’apprécier, ce cri du cœur, la joie qui dort en chacun de nous et qu’on a tendance à oublier avec le quotidien. « Les gens sont beaux quand ils font ce qu’ils aiment. » nous dit Gilles. C’est bien vrai. Si si. Observez ! 5.3/6

Avez-vous déjà lu « Demain j’arrête ! » ? Qu’en avez-vous pensé ? Appréciez-vous les romans « feel-good » ? Lesquels vous ont transportés ?

En attendant vos avis et impressions, je vous dis à très bientôt entre nos lignes. ♥

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