L’Ode et le Requiem – Maeva Christelle Dubois

Chers amis des mots,

Je me suis premièrement plongée dans l’ambiance toute particulière de « L’Ode et le Requiem ». Il se trouvait sur la page Facebook des Éditions Romann, à l’occasion de sa sortie en 2019. D’abord hypnotisée par la couverture, je me suis laissée projeter au Japon par le résumé, puis porter par l’envie de rencontrer l’auteur au Salon des Petits Éditeurs. Maeva  Christelle Dubois m’a accueillie avec enthousiasme et je ne peux que la remercier pour cela. Parce qu’au-delà de m’avoir fait découvrir son OLNI (Œuvre Littéraire Nippone et Incarnée), elle m’a rappelé qu’une personne lumineuse peut écrire de bien sombres pensées.

Bref synopsis personnel : C’est l’histoire de Kenshi, dévoré par son égo. Il court se perdre dans une montagne qui ne l’admire point. Il tombera sur d’étranges personnes, dont une violoniste, de laquelle il admirera la beauté, jusqu’à devenir beau lui-même.

Mots couchés dans mon carnet : Les notions de bruits, de musique et de sons sont présentes dès le début du récit. Les descriptions sont belles, plus auditives que visuelles. Celle de Kenshi est d’ailleurs très parlante, on saisit immédiatement son caractère et sa présence. Hypnotisant.

Le ton est aussi poétique que froid. Les phrases courtes hachent le récit en morceaux de fluidité déconcertante. Il y a du suspense, une certaine tension dans les mots, du mystère. La répétition avec la beauté et le fait qu’elle devienne vérité est saisissante. L’apparition de la musique est intrigante, presque magique, mais logée en Kenshi. Douleurs qui se réveillent. L’apparition de la jeune fille me fait penser à une japonaise ; fantasmagorique et si belle.

Les phrases sont magnifiques au début de l’été. Une rencontre folle, improbable, si humaine. Kenshi n’est qu’un homme. Le fantasme est tordu et à la fois logique. Cru comme une glace qui ne fond pas. Aux pages 99 et 104, les clins d’œil au Japon sont plus présents et appréciés, bien que leur origine ne soit jamais nommée. Kenshi devient plus humain au contact de Chara, tandis qu’elle le pousse vers la grandeur, vers l’inhumain, vers lui-même. Paradoxe. Et j’adore cette passion refrénée à la page 115.

J’aime moins le passage entre Kenshi et Estelle, il est presque violent. Quelque chose m’a gênée, sans que je ne puisse décrire quoi. Les retrouvailles chaleureuses, fortes et réconfortantes avec Mortimer m’ont rassurée – je me suis attachée à lui. Tout comme à cet été qui amène si intensément l’automne.

Les pensées de Kenshi sont profondes, intrinsèques, désespérées. Le manque, la solitude. Puis la présence de l’Asie, du sabre, la mort par la beauté, par la grandeur. Culturellement, même si tout cela est suggéré, l’ouvrage est riche. Très inspiré. La page 166 amène une magnifique réflexion.

Le destin de Chara est saisissant, sa révélation à Kenshi aussi. L’idée que la mort nous prend, ou que nous prenons la mort est puissante, c’est divinement bien amené au sens de la culture et des émotions. J’en ai perdu mon souffle. Philosophie incroyable à la page 201.

Résumé : 6/6
Narration :
5.5/6
Ambiance/Environnement :
5.5/6
Personnages :
5/6
Fin :
5.5/6
Moyenne :
5.5/6

C’est un livre à lire pour trouver la poésie derrière la souffrance, pour voyager au Purgatoire de son âme, pour se rendre au Japon à travers des codes subtils. La conclusion m’a serré le cœur. Sublime. Une leçon de poésie d’amour et d’Enfer de soi.

Vous ai-je donné envie de lire « LOde et le Requiem » ? Appréciez-vous les livres dont l’environnement est confus, mais l’introspection profonde, spirituelle ? Avez-vous lu ce livre ? Si non, foncez.

À très bientôt entre nos lignes. ♥

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