Tour B2 mon amour – Pierre Bottero

Chers amis des mots,

Il y a ces livres qu’on prête et qu’on ne revoit jamais. « Tour B2 mon amour » de Pierre Bottero aux Éditions Flammarion (Tribal, à la base) en fait partie. Mais depuis quelques temps, l’envie profonde de relire ce coup de cœur de mon adolescence m’a saisie, au point que je ne puisse pas m’empêcher de le racheter. Entre temps, j’ai appris que cet auteur très apprécié était décédé… Je ne le rencontrerais jamais, mais je tiens à marquer quelque part que ce livre Jeunesse de 155 pages est une pépite. Et que tous les ados devraient l’avoir eu au moins une fois entre les mains.

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Hiver obscur – Catégorie 3 : Nuit du solstice

Bref synopsis personnel : C’est l’histoire de Tristan, enfant de la cité, qui n’ose pas se passionner des choses qui font grandir et s’enferme dans la survie. Mais Clélia arrive dans sa vie, le bombarde de spontanéité et de littérature. Réussira-t-elle à le transporter vers l’avenir ou devra-t-il toujours lutter contre ce qui le retient d’avancer ?

Mots couchés dans mon carnet : Le début est cru, je ne m’en rappelais pas. La rencontre entre Tristan et Clélia est forte alors qu’ils n’ont rien en commun. Ils sont décrits comme humains, sont tout de suite attachants. Et elle est intrigante avec son langage soutenu. ♥

On sent tout de suite que Tristan est un gars bien, qui a malheureusement dû s’adapter à la cité. Il a du potentiel, mais doit se battre quotidiennement contre les épreuves et le regard des autres.

Les sentiments de Tristan grandissent vite, mais c’est l’adolescence, et c’est si bien amené. La confusion des émotions, la déception de Clélia, le tiraillement de Tristan. Une tragédie moderne. Les pages 78-79 sont pleines d’espoir.

Les moments suggérés sur la sexualité de Tristan, le désir qu’il a pour Clélia, ne sont pas gênants car naturellement décrits, de façon poétique, douloureuse. La page 88 est parfaite. On comprend sans vulgarité. ♥
Les questionnements de Clélia sont moins physiques, plus cérébraux, tout de même loin d’être platoniques. L’enfant s’en va. Alors que Tristan a dû s’affirmer trop vite. La page 105 est sublime. ♥

La page 111 est violence, je m’en rappelais très bien. 😦 Elle est « rattrapée » par les regrets et un grand moment d’amitié avec Mourad. Il y a de la tension lorsque Tristan cherche Clélia. Il la connaît à travers des symboles, à travers l’amour, en pages 134-135.

Gorge nouée, bonheur, pardon. Trop belle, cette page 148. ♥

Ce qui se passe est assez grave et, avec mes yeux d’adulte sensibilisée au féminisme, la fin me semble un peu facile. Mais c’est si bien amené… Raaaaa… Pardon… ?

Résumé : 5/6
Narration :
6/6
Ambiance/Environnement :
6/6
Personnages :
6/6
Fin :
5.5/6
Moyenne :
5.7/6

Ce coup de cœur adolescent m’a une fois de plus conquise, appris que même lorsqu’on est différent, on peut s’aimer. Mais surtout que ce n’est pas parce qu’on grandit sur des bases bancales qu’on ne peut pas apprendre, agir, se faire pardonner. C’est un livre que tous les ados devraient avoir eu sur leur table de chevet, à mon sens. Rien que pour saisir la musique de la poésie, rêver à l’amour et avoir envie de le vivre pour de vrai. Même si on n’est pas Tristan/Fabrice ou Iseut/Clélia. ♥

Vous ai-je donné envie de lire ou d’offrir « Tour B2 mon amour » ? Vous arrive-t-il de relire les livres de votre adolescence ? Si oui, lesquels ? Avez-vous lu ce livre ? Si non, foncez.

À très bientôt entre nos lignes. ♥

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